Aplats rouge, bleu, blanc, hachures, tracés noirs, la Tour aux figures de Jean Dubuffet renferme une deuxième œuvre : le Gastrovolve. Un étonnant labyrinthe intérieur que les curieux sont invités à ressentir. Le visiteur marche sur le sol peint, gravit ou redescend quelques marches, sans jamais en voir la totalité. Il laisse libre cours à sa rêverie et devient acteur de l’œuvre.
L’œuvre extérieure
Haute de 24 mètres, la Tour aux figures trône au coeur du parc de l'Ile Saint-Germain, aux portes de Paris. Avec ses couleurs vives, elle est l'une des oeuvres majeures du cycle de l' Hourloupe de Jean Dubuffet. Sur tout son épiderme, des tracés s’imbriquent les uns dans les autres et donnent naissance à des corps et visages, figures « humaines ou non ». Sur la face sud, apparaît celle d’une femme en pied tandis que sur la face nord, deux têtes se superposent. Ailleurs, les formes composent d’autres figures, incertaines et fugaces qui se font et défont au gré du regard.
L’œuvre intérieure, le Gastrovolve
La tour réserve aux visiteurs une expérience rare : une deuxième oeuvre, cachée, qui se visite. Intitulée par l’artiste le Gastrovolve, l'intérieur de la tour évoque la rotation,…