La trajectoire artistique singulière de Mariella Simoni (née en 1948) revisite les articulations entre art conceptuel et abstraction, entre poésie et matière. Originaire de la région du lac de Garde en Italie, l’artiste étudie l’histoire de l’art à Parme, ainsi que la philosophie et la psychanalyse. Ses premières œuvres, au milieu des années 1970, affirment d’emblée son intérêt pour les développements organiques et le mouvement du vivant, en recourant à l’usage d’objets en déséquilibre, ou de plantes envahissant les espaces d’expositions.
Son passage à la peinture en 1982 peut être perçu comme le prolongement dans l’espace pictural de ces questionnements. La matière conserve dans ses tableaux cette même vivacité. La trace des gestes de l’artiste, la sédimentation des couches de peinture, témoignent de la temporalité parfois longue de leur conception. Elle s’installe à Vienne à cette époque et se lie avec plusieurs artistes qui partagent ses préoccupations, comme Herbert Brandl, Otto Zitko, proches des Junge Wilde, ou Franz West. Elle participe à plusieurs expositions organisées dans la galerie de Peter Pakesch, puis est invitée à exposer à la Documenta IX, manifestation…