Assembler, chahuter et partager sont les intentions majeures du travail de Luke James, dont la pensée oscille entre minimalisme généreux et magie conceptuelle. Son œuvre explore les tensions entre le monde et ses jeux, entre l’insolence et l’effroi.
EXPOSITION du 23 septembre au 11 octobre 2026
Vernissage le mercredi 23 septembre à 18h (ouvert à tous et à toutes)
Installation in situ de Luke James
Jouer avec la géométrie, c’est proposer un
regard oscillant entre baroque et constructivisme en dialogue avec la serre et
sa végétation. La réflexion se concentre sur le centre : la serre étant ronde, Luke James a conçu une œuvre où l’absence de l’arbre devient un point nodal. Les douze
figures sont disposées en cercle, dans une logique rituelle rappelant les
tables de négociation où l’on se partage symboliquement le monde. L’idée de
l’horloge apparaît à travers ce cercle, soulignant la relation entre lumière,
zénith solaire et architecture.
Grâce à leurs visages « Janus », les
figures offrent une double lecture : elles se tournent vers le centre, tout en
dialoguant avec les visiteurs circulant le long de la paroi. Selon leur
position, est ou ouest, le visiteur découvre une face différente. Ces visages,
à double expression, renvoient à l’idée de mouvement et d’émotion. Réduits à
une économie de formes extrêmes, ils deviennent signes verticaux, à la limite
de l’abstraction. Disposées en réseau occulte, ces figures semblent conspirer
et dominer, interrogeant la mise en scène du pouvoir contemporain. L’union fait
la force. À qui cela profite-t-il ?
À propos
• Artiste diplômé de l'ENSBA Lyon en 2015,
Luke James développe une pratique sculpturale explorant les tensions entre
figuration et abstraction. Son travail a été exposé internationalement
(Chine, Japon, États-Unis, Europe) et remarqué lors de prix prestigieux
tels que les Révélations Emerige et le salon de Montrouge. Il a été en
résidence à la Villa Empain (Fondation Boghossian) et au CCA Kitakyushu.
Récemment, il a présenté des installations publiques à Paris et réalisera
une exposition personnelle à Madrid en 2027. Sa démarche, oscillant entre
minimalisme et magie conceptuelle, interroge les structures du pouvoir et
les interactions humaines à travers une économie de formes saisissante.