Découvrez l'histoire des guinguettes, bals et autres divertissements populaires qui firent la renommée de nombreux établissements bellevillois aux XVIIIe et XIXe siècles.
Nos ancêtres parisiens vivaient dans une capitale surpeuplée, malsaine et nauséabonde. Avides de grand air et de distractions, ils fréquentaient, entre amis ou compagnons d’ateliers, en amoureux ou en famille, de nombreux lieux de plaisirs, parmi lesquels les guinguettes occupaient une place de choix.
Dès le XVIII e siècle, les premières guinguettes s'installèrent aux barrières de Paris : Vaugirard, Porcherons, Montmartre, Belleville, etc. D'autres s’ouvrirent ensuite dans les villages de la proche banlieue puis sur les bords de la Seine ou de la Marne, notamment grâce au développement du chemin de fer. Ces cabarets de plein air, où l’on pouvait boire et manger à son aise pour un prix modéré et où les sociétés lyrico-bachiques dites « goguettes » y avaient leur siège, offraient de nombreux plaisirs. S’ouvrant après un bon repas, les bals permettaient de s'initier aux danses à la mode. Ainsi, au XIX e siècle, les plaisirs de la danse devinrent, à la belle saison, indissociables de ceux que promettaient déjà les…