Le droit français, et plus généralement le droit occidental moderne et anthropocentrique, paraît largement impuissant en matière de protection de l’environnement. Pire, il tend à se faire complice de l’extractivisme, des projets industriels polluants, et plus largement de la destruction de la nature.
Doter la nature de véritables droits pourrait-il permettre de changer certains paradigmes de nos sociétés et conduire à une refondation écologique du monde ?
De nombreuses initiatives citoyennes et
expériences internationales peuvent servir d’inspiration, notamment en Amérique
latine, où les notions de Pachamama (Terre-Mère) et buen vivir
(bonne vie) sont politiquement et juridiquement mobilisatrices.
Reconnaître notre histoire commune et notre interdépendance vitale avec tous les éléments constituant la biosphère, et repenser plus globalement les relations entre sociétés humaines et monde vivant, pourrait-il conduire à transformer le droit dans une optique de justice environnementale, notamment en fournissant des outils de protection des écosystèmes et en reconnaissant de nouveaux crimes, tels que celui d’écocide ?
Le moment est venu de faire monde…