Un trompettiste aide une jeune émigrée à échapper à la pègre. Muzhi Yuan filme Shanghaï et ses bidonvilles, plonge dans sa réalité misérable à la veille de l'invasion japonaise. Sorte de pendant de L'Heure suprême de Borzage, dont il reprend la trame, Les Anges du boulevard annonce avec dix ans d'avance le néoréalisme italien. L'enthousiasme juvénile des interprètes, l'utilisation des flashbacks, inspirés par la peinture chinoise traditionnelle, en font une œuvre particulièrement originale.